httpwww.denichetout.com L’interdiction de circuler des véhicules polluants

Choisir de ne pas circuler avec des véhicules polluants

L’interdiction de circuler des véhicules polluants ; scepticisme persistant.

La mesure de restriction de circulation, par l’interdiction des véhicules les plus polluants en métropole suscite des avis mitigés. Les avis défavorables, critiquent principalement le manque de mécanismes d’aides tangibles mais aussi le manque de considération envers les moins aisés et les professionnels disposant de véhicules polluants comme certains déménageurs.

La France compte un nombre astronomique de véhicules à ‘’diesel sale’’ et occupe le haut du podium pour la pollution automobile eu Europe. Au bout de dix ans d’avertissements et de menaces, la commission européenne s’est résignée, l’an dernier, à saisir la Cour de Justice contre Paris (ainsi que l’Allemagne  et le Royaume-Uni ) pour non-respect des valeurs limites fixées pour le dioxyde d’azote (NO2) et pour manquement à l’obligation de prendre des mesures appropriées afin de réduire au plus les périodes de dépassement.
Précipitation et tiraillement marquent l’attitude de la France envers un dilemme écologie/économie qui ne laisse pas indifférent.

Sous pression, Paris a mis le diesel sous son collimateur des années durant. Mais un durcissement des restrictions de circulation à l’encontre les véhicules les plus polluants a été prévu ou même appliqué entre 2018 et 2019. La Métropole du Grand Paris a pris une mesure interdisant la circulation des véhicules les plus polluants dans le périmètre de l’A86. Les maires sont tous d’accord sur la nécessité de réduire la pollution.
Néanmoins, beaucoup se font de plus en plus réticents face à cette mesure, notamment à cause du mouvement des Gilets Jaunes. Ils se font de plus en plus soucieux de la situation économique et sociale au détriment du souci écologique.

Contre-arguments face à la restriction de circulation des véhicules à « diesel sale » : les maires prennent parti.

Certains estiment, et non pas à tort, que les ménages à faibles moyens mais aussi les artisans et les travailleurs seront le plus touchés par cette mesure. En effet, les aides et les mesures ne semblent pas être suffisantes pour favoriser le renouvellement des parcs automobiles anciens des communes.
Parmi les professionnels qui seront particulièrement visés par cette restriction, il y a les sociétés de déménagement, qui, au cas où leur flotte automobile nécessite des changements, cela représenterait une dépense importante de plus de 100.000 euros par véhicule, chose qui viendrait s’ajouter à une longue période d’attente s’élevant à des mois.
L’été prochain, qui est la pleine saison des déménagements,  s’annonce être difficile pour les sociétés dans ce genre de situation.
En effet, si un camion est immobilisé pour les professionnels du déménagement, cela représente une perte considérable dans leur chiffre d’affaire.
Nous n’osons pas s’arrêter sur les répercussions émanant de cette décision de restriction à la circulation pour les commerçants de marchés, les petits paysans et les ménages les moins fortunés. Le maire de la Couverneuve, partageant l’objectif de cette mesure et pleinement d’accord sur l’obligation de limiter les véhicules à forte pollution, pense tout de même que «la brutalité et le caractère coercitif de la décision » est regrettable. Il estime aussi « qu’on agit dans la précipitation et on ne laisse pas le temps de bien construire les choses pour accompagner au mieux les gens. »

La concertation sur le sujet de cette restriction ayant déjà débutée, les défenseurs d’une zone à faibles émissions dans la Métropole vont devoir s’acharner pour convaincre les maires, qui, à l’instar de Gilles Proux se trouvant à la tête de la mairie de  la Courneuve, sont de plus en plus réticents à cette restriction. Les uns contestent une planification hâtive et abrupte de la question, tandis que les autres ont montré un revirement de position par rapport au contexte actuel et les mouvements de contestations sociales.

 

 

 

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