Le crédit immobilier est-il seulement réservé aux riches

Choisir un crédit immobilier réservé aux riches

Le crédit immobilier est-il seulement réservé aux riches ?

Chaque année, des études menées par des courtiers ou des institutions spécialisées établissent le profil type des emprunteurs, avec comme point de mire le fameux revenu moyen des ménages souscrivant un crédit immobilier. Cette information génère cependant une fausse perception des conditions d’accès aux emprunts. En effet, il n’en faut pas plus pour que ce revenu moyen soit perçu comme le revenu minimum exigé par les banques pour pouvoir emprunter. Ce qui ne fait qu’alimenter la suspicion envers les établissements financiers, accusés de ne prêter qu’aux riches. La réalité est plus nuancée, car s’il est vrai qu’obtenir un crédit est plus facile pour ceux qui gagnent bien leur vie, les banques ne ferment pas non plus leurs portes aux ménages modestes.

Le revenu mensuel minimum pour être éligible au crédit immobilier s’élève-t-il à 5000 € ?

Dans le cadre d’une offre de prêt, une banque cherche toujours à réduire au maximum les risques de non-remboursement. Ces risques se retrouvent surtout au niveau des ménages à faible revenu, ou chez les emprunteurs avec une situation professionnelle précaire : travail en CDD, non-salarié, intérimaire, etc. En revanche, gagner à partir de 5000 euros par mois permet de bénéficier de meilleures conditions de prêt.
Quelques simulations sur les sites web des banques suffisent à déduire qu’à partir d’un certain seuil de revenu et de montant demandé, les taux deviennent nettement plus avantageux. Récemment, une étude menée par le Crédit Foncier a également démontré que plus le demandeur dispose de revenus aisés, mieux il arrive à négocier les conditions du crédit afin de les optimiser, grâce notamment à la sécurité financière dont il jouit.

Les ménages modestes peuvent aussi devenir propriétaires

Les ménages modestes peuvent obtenir un crédit immobilier, même si les conditions sont plus ardues. Fin 2017, l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) a publié une étude sur le revenu moyen des demandeurs de crédit en se basant sur les données de plusieurs réseaux bancaires. Il en ressort que les chiffres avancés sont loin de la barre des 5 000 euros. C’est dans la région Île-de-France que se retrouve la moyenne la plus élevée, entre 3500 et 4000 euros, tandis qu’en province, elle se situe à près de 2500 euros.

Le critère le plus important : le taux d’endettement

Lors d’une demande de crédit, le niveau de revenu constitue un critère moins essentiel que le taux d’endettement, c’est-à-dire le montant des mensualités à payer par rapport au revenu. Les banques appliquent en général la même règle : ce taux ne doit pas dépasser les 33%. Par exemple si un ménage gagne 3000 euros par mois, la mensualité doit s’élever à 1000 euros maximum.
Cependant, le couple pourra obtenir plus de 200 000 euros de crédit, en s’endettant sur une vingtaine d’années. D’ailleurs, les banques octroient de plus en plus de prêts longues durées, avec des échéances à 25 ans, voire plus. Une tendance confirmée par l’Observatoire Crédit Logement-CSA, qui affirme que durant le second trimestre 2018, plus du tiers des crédits octroyés sont à rembourser sur 25 ans. Une aubaine donc pour les ménages modestes, afin qu’ils puissent devenir propriétaires, malgré la faiblesse de leur revenu. Chaque banque établit évidemment ses propres conditions de prêts. A ce sujet, ce site detective-banque.fr indique celles qui proposent les meilleurs crédits immobiliers en France, selon divers critères.

Les ménages en début de carrière : très courtisés par les banques

L’étude menée par l’ACPR met aussi en lumière l’augmentation constante du montant moyen des prêts entre 2013 et 2017. Cette augmentation est notamment portée par les primo-accédants qui passent d’une moyenne de 130 000 euros en 2013 à 165 000 € au premier trimestre 2017. Pour les banques, les primo-accédants constituent justement une cible privilégiée, dont la catégorisation transcende la frontière entre clients riches et pauvres. Les banques misent beaucoup sur ces jeunes ménages qui démarrent leur carrière et dont les revenus peuvent augmenter au fil des ans. Ils vont potentiellement consommer plus d’offres bancaires : épargnes, crédits immobiliers, etc. Pour les séduire, les banques leur proposent entre autres les crédits zéro taux, à adosser à un prêt immobilier habituel et dont le montant peut aller jusqu’à 30 000€.

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